Panoramic City

L'art de la photographie panoramique et de la visite virtuelle

Syracuse (Italie)

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  • Basilique Notre-Dame des Larmes - Syracuse

    SyracuseDrapeau de Italie

    L'histoire L'histoire commence chez un jeune couple de Syracuse tout juste marié, Angelo Iannuso, 27 ans, et Antonina Lucia Giusto, 20 ans résidant au 11 via degli Orti di San Giorgio (rue des Jardins de Saint Georges). Le 29 août 1953 vers 8h30 se produisit un phénomène inexpliqué. L'effigie mariale, un tableau en plâtre coloré émaillé représentant le Cœur immaculé de Marie que le couple avait reçu comme cadeau de mariage, se mis à verser des larmes et cela 58 fois durant 3 jours. Cet évènement attira de nombreux curieux qui ont ainsi été aussi témoins de la scène. Analyse scientifique Des analyses scientifiques poussées du larmoiement ont été faite le 1er septembre qui ont permis de conclure que le liquide issu du larmoiement avait la même composition chimique que des larmes humaines. L'artéfact a également été inspecté pour vérifier qu'il n'y avait pas supercherie et le phénomène a été déclaré non expliqué scientifiquement. Place Euripide et guérisons « miracles » L'effigie a été transférée le 19 septembre place Euripide, non loin du domicile du couple, afin que la foule y ait un meilleur accès. Elle y est restée durant 15 ans en attendant la construction de la basilique Notre-Dame des larmes actuelle qui lui est dédié. Le « miracle » du larmoiement s'est aussi accompagné de nombreuses guérisons physiques mystérieuses et inexplicables. En la matière, l'autel de l'effigie fut rempli de béquilles, prothèses et autres objets en guise de remerciement. Reconnaissance par l'église Le 12 décembre 1953, en s'appuyant sur les conclusions de la commission médicale et après avoir entendu et consigné 189 témoignages, l'épiscopat de Sicile déclara miraculeux le phénomène de larmoiement de l'effigie de la vierge au Cœur Immaculé. Scepticisme L'évènement du larmoiement a donné lieu à de nombreuses critiques, quant à sa véracité réelle. En 1995 Luigi Garlaschelli remet en cause le phénomène : L'effigie aurait pu être trempée dans une solution saline imbibant ainsi la structure en plâtre qui aurait pu refouler le fluide au niveau de la fêlure à la hauteur du nez. Par ailleurs, sur les séquences vidéo ayant filmé la scène en 1953, ne figurent ni le début ni la fin du larmoiement, laissant planer le doute sur l'authenticité de l'enregistrement. Construction du sanctuaire Notre-Dame des Larmes L'idée de construction d'un sanctuaire dédié au « miracle » de l'effigie de la vierge au Cœur Immaculé a été évoqué dès le début par l'épiscopat de Sicile sous l'impulsion du Mgr Baranzini. Un concours est lancé en 1955, auquel participeront 100 architectes de 27 nationalités différentes. C'est le travail de deux architectes français, Michel Andrault et Pierre Parat, tous deux diplômés de l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qui est retenu. Le projet initial fut contesté par les envieux et le ministère de l'instruction publique en raison de l'atteinte que le projet semblait porter, par sa taille, au panorama de la ville à cet endroit. La hauteur du projet de l'édifice a alors été réduite de 20 mètres et le sanctuaire atteindra finalement 103 mètres de haut, avec un diamètre de 71 mètres. Les travaux sont lancés en 1966. La crypte est d'abord construite et en 1987 les travaux de l'élévation de la basilique supérieure commencent pour être consacrée et inaugurée par Jean-Paul II le 6 novembre 1994. L'effigie de la vierge est visible sur son autel au centre de la basilique au côté du reliquaire qui contient comme témoignage, la fiole contenant les larmes prélevées sur l'image mariale ainsi qu'une partie du tissu qui a été utilisé pour couvrir, garder et sécher le tableau (car il était souvent mouillé de larmes).

    sicile0015
    | 25/07/2026
    | L. Collin